Se nuire à soi-même – Méditation 16 février 2025
Remontons 26 siècles en arrière et écoutons Dieu parler à Juda, un peuple alors en pleine rébellion : Jérémie 7.19 : « Est-ce moi qu’ils irritent, — Oracle de l’Éternel —, n’est-ce pas eux-mêmes, à leur propre honte ? ». Leur rébellion était, comme on dit, ‘assumée’ : ils ne voulaient pas écouter Dieu. Point.
Parfois, le chrétien qui se rebelle croit qu’en faisant cela il irrite Dieu. Parfois même, si son cœur est un tant soit peu endurci, il préfère s’enfoncer encore dans sa rébellion, comme pour irriter Dieu davantage, comme s’il déclarait ‘assumer’ ce défi lancé à Dieu.
Quand j’étais jeune, les enfants se lançaient des « nananère ! » à la figure… Cette attitude m’y fait penser. Quelle étrange et triste pensée… En réalité, toi qui ‘assumes’ cette attitude, ta mauvaise intention se retourne contre toi : c’est à toi-même que tu fais du mal. C’est toi qui en souffres – et qui en souffriras – les conséquences. Voilà ce que Dieu nous dit.
D’où vient donc une si étrange posture ? D’où vient cette pensée obscurcie ?
Jérémie 5.25 : « Ce sont vos fautes qui ont tout désorganisé, ce sont vos péchés qui vous privent de ces biens. » Nos péchés mettent le ‘bazar’ dans notre vie et nous portent préjudice, à nous-mêmes, en premier lieu.
« Oh ! si tu étais attentif à mes commandements ! Ta paix serait comme un fleuve et ta justice comme les flots de la mer (…) », s’exclame Dieu, par la bouche d’Esaïe, cent ans avant Jérémie. De fait, quand le peuple est revenu d’exil, enfin soumis, enfin obéissant, les joies ont été nombreuses !
L’obéissance à notre Père produit tant de bénédictions ! La paix – et quelle paix ! – en est la plus manifeste.
Ne nous bouchons pas les oreilles. Soyons-en conscients, et reconnaissants.
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